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“C’est maintenant” – court texte sur Blanchot écrit en 2013 à l’invitation de Pascal Gibourg:

http://remue.net/spip.php?article5934

(Premier paragraphe)

De mémoire, je cite : « c’est maintenant que je parle », la dernière phrase du Très-Haut, un lecteur vérifiera, je ne dois pas être très loin du compte : alors que tout semblait inévitablement impossible, que Sorge ne parlait qu’une loi omniprésente, capable de produire ou de laisser vivre ses intimes opposants, ses propres anticorps, alors que la structure – ça parle, ça pense, ça produit – semblait régner sans partage (sans division, sans véritable faction), une parole s’énonce d’un Je au pied du mur, juste avant que la femme qui lui fait face ne remonte ses yeux du sol et – ou – le canon de l’arme qu’elle s’apprête à utiliser contre lui, à l’instant de sa mort, tu sais cette vieille histoire ou plutôt cette histoire qui lui a troué la mémoire, cette trouée d’immémorial qui se répand partout dans ce livre comme dans d’autres de ses textes, cette tache sur le mur qui n’existe que par ses contours, une parole s’énonce qui libère Sorge d’un trop plein de sens, et qui me rappelle ce que tu m’avais dit il y a fort longtemps, quand nous étions plus jeunes, cette citation qui m’est restée : « Libère-moi de la trop longue parole », voilà sans doute, dans l’impossible juxtaposition de ces deux phrases, ce qui me vient ou me revient de Blanchot :

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