O vírus é o espelho de todos os nossos medos (Alexandra Prado Coelho)

O vírus é o espelho de todos os nossos medos” (Alexandra Prado Coelho)

Não estamos na Idade Média e já não vemos a doença como castigo divino. Mas, perante a calamidade, surgem “memórias arcaicas” e uma necessidade de encontrar uma explicação que dê sentido ao vírus e um sentido à vida depois dele. Ouvimos filósofos, pensadores, criadores. Como pensar neste tempo de “suspensão involuntária da vida”que nos impõe o coronavírus?

[Ipsilon-excerpt]

Traduite en français (grace à http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)), le passage de mon intervention donne ceci:

« Toutefois, en réponse à ce besoin humain de tirer une leçon positive des événements tragiques, de nombreuses voix se sont fait entendre pour nous rappeler que le moment est venu de nous considérer comme une communauté dans un monde global – et globalement affectée par la même menace. C’est, selon Frédéric Neyrat, un philosophe français qui enseigne à l’Université du Wisconsin-Madison, le moment de « réinventer le commun, réinventer le sens de la communauté ».

Selon Neyrat, nous sommes confrontés à la plus grande preuve de la mondialisation, et la situation actuelle est donc le rêve et le cauchemar des nationalistes et des populistes. Des murs et des barrières sont érigés partout dans l’espoir que, en laissant de côté les autres, nous laisserons également de côté la maladie. « De nombreux pays ferment leurs frontières et c’est le fantasme de la souveraineté. J’espère que les gens verront la mondialisation comme quelque chose de dangereux, mais réaliseront que le contraire de la mondialisation peut aussi être quelque chose de terrible ».

La mondialisation a « détruit toutes les défenses et les séparations », entre les humains, et entre les humains et le monde. « C’est parce qu’il existe une interconnexion absolue que le virus peut se propager partout ». Et cela peut être effrayant. Mais, poursuit-il dans une conversation sur Skype, « un autre cauchemar est la prolifération des frontières, l’idée que pour se protéger il faut interrompre toutes les relations, dans une sorte d’hyper-individualisme ».

D’où l’opportunité de penser « quelque chose de nouveau » qui peut se situer à mi-chemin entre ces deux modèles, le global et le local. « Un des problèmes du global est qu’il s’agit de quelque chose qui vient d’en haut, d’une superstructure économique qui impose un certain nombre de comportements, un certain type de consommation. Ce que je voudrais promouvoir, c’est quelque chose qui vient de la planète elle-même, qui vient d’en bas, quelque chose qui peut produire un sentiment d’appartenance », parce que nous partageons le lieu où nous vivons (…). « Le virus nous permet de mesurer notre activité. Grâce à lui, moins de CO2 est rejeté dans l’atmosphère, il y a moins d’avions, c’est un phénomène qui, en interrompant diverses activités, révèle notre impact. Peut-être cela nous aidera-t-il à réfléchir à l’Anthropocène et à la manière de l’arrêter », admet le philosophe français ».

 

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