Horreur virale, merveille du lointain

Mon article “Horreur virale, merveille du lointain” in Lignes – 2020/3 n° 63 | pages 35 à 43, commençant ainsi:

La viralité est la pathologie des circuits fermés, des circuits intégrés, de la promiscuité et de la réaction en chaîne. C’est une pathologie de l’inceste, pris dans un sens large et métaphorique. Celui qui vit par le même périra par le même. L’absence d’altérité sécrète cette autre altérité insaisissable, cette altérité absolue qu’est le virus.

Jean Baudrillard, La Transparence du Mal

Covid-19 et 2020 : les chiffres de la Bête

Avec un peu d’attention, on aurait pourtant pu s’en douter : une année dont le nombre est fondé sur la répétition du même chiffre, 20, n’augurait rien de bon… Dans Échapper à l’horreur, j’ai voulu montrer que l’horreur se définissait précisément par la répétition du même, une répétition sans différence, une répétition dont l’objectif obstiné – extrême, et exterminateur – est de se débarrasser de toute altérité. N’est-ce pas exactement ce que produit un virus ? Un virus ne tend-il pas à se répliquer sur le fondement de la négation de ce qui est autre, toute entité autre n’étant considérée que comme le support de sa prolifération? N’est-ce pas cela, l’horreur, l’horreur pure, qui voit aujourd’hui, à l’heure où sévit le coronavirus Covid-19, s’accumuler les cadavres et les malades, partout, sur tout le globe, poussant les êtres humains à se confiner et les gouvernements à passer les mêmes mesures de sécurité, les mêmes avalanches immunitaires ?

Pdf ici.

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